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CANCER INFO Dossier cancer colorectal

Histoire naturelle du cancer colorectal

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Le cancer colorectal est une maladie de la cellule épithéliale, dont les modifications de l’ADN (matériau constituant les gènes) n’ont pas pu être réparées par l’organisme.
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Le côlon (ou gros intestin) est la partie terminale du tube digestif. Il fait suite à l’intestin grêle (ou petit intestin) et se termine par le rectum.
La fonction du gros intestin est essentiellement de réabsorber le maximum de liquide provenant du bol alimentaire pour concentrer, former et stocker les matières fécales, résidus de la digestion des aliments.
Le point commun entre le côlon et le rectum est la muqueuse intestinale, paroi tapissant l’intérieur de l’intestin, formée de villosités recouvertes de cellules superficielles (l’épithélium).
Cette muqueuse peut, sous l’influence de mutations, se transformer progressivement en tissu cancéreux.
Les premières mutations géniques peuvent entraîner une hyperplasie, c’est à dire que les cellules sont plus nombreuses qu’en conditions normales.
Puis la tumeur forme une dysplasie. À ce stade, les cellules ont perdu une partie des caractéristiques propres à la cellule saine dont elles proviennent : leur morphologie a changé, elles sont plus indifférenciées ce qui témoigne d’une perte partielle ou totale de leur fonction au profit de leur prolifération. Le dernier stade précancéreux aboutit aux polypes dits adénomateux (ce sont des tumeurs bénignes résultant de la prolifération régulière d’un épithélium glandulaire normal) qui restent limités à la paroi du colon ou du rectum.
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Si les mutations continuent, on arrive au stade de cancer in situ : la prolifération cellulaire est anarchique mais elle reste contenue par la membrane basale tissulaire.
Lorsque la tumeur rompt la membrane basale, elle devient invasive : l'adénocarcinome, se développe d’abord dans la paroi de l’intestin (de l’intérieur vers l’extérieur) Puis les cellules cancéreuses sont susceptibles d'atteindre les ganglions lymphatiques au voisinage de la tumeur. Si les cellules cancéreuses atteignent les vaisseaux sanguins ou quittent les ganglions, elles seront capables de migrer, par voie lymphatique et/ou par voie sanguine, dans des organes situés à distance pour constituer les métastases.

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